Jurer à propos d’une chose dont on sait que c’est un mensonge – Sheikh Ibn ‘Utheymin

 Jurer à propos d’une chose dont on sait que c’est un mensonge

Sheikh Ibn ‘Utheymin

 

 

Question : Lorsqu’une personne jure à propos d’une chose dont elle sait que c’est un mensonge, puis après avoir juré elle dit :  » J’implore le pardon d’Allah et me repens envers Lui. » Quel est le jugement au sujet d’un tel acte ? Et cette personne est-elle sujette à l’expiation ?

 

Réponse :
En jurant à propos d’une chose en mentant en connaissance de cause, la personne a commis deux péchés :

Le premier : Le mensonge.

 Le second : Prêter serment à la légère, sachant qu’elle a juré en mentant.

Elle est telle ceux décrits par Allah qui dit au sujet de ces personnes dans la traduction rapprochée du sens du verset :

Ils jurent mensongèrement alors qu’ils le savent pertinemment.

Al Mujadala, v. 14.

Cette personne doit donc se repentir à Allah de ce péché qu’elle a commis et qui regroupe deux mauvaises actions et elle n’a pas à expier, car l’expiation ne concerne que le serment prêté au sujet d’une chose qui aurait dû survenir dans l’avenir.

Quant à ce qui est passé, c’est un serment accepté ou un péché. Si la personne sait que son serment dans ce cas est mensonger, c’est un péché, et si elle sait qu’il est véridique alors dans ce cas elle n’a pas commis de péché. Et l’expiation n’a pas lieu d’être concernant un serment sur quelque chose s’étant déroulé dans le passé, même s’il s’agit d’un mensonge.

 

Sheikh Ibn ‘Utheymin / Fatawa Nour ‘Ala d Darb / V. 11 – p. 450.
traduit par SalafIslam.fr


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