Se mélanger aux mécréants lors de leurs fêtes religieuses ou non – Sheikh Al ‘Uthaymin

Se mélanger aux mécréants

lors de leurs fêtes religieuses ou non

Sheikh Al ‘Uthaymin

 

Question : Concernant le jugement de la chari’a sur le fait que les musulmans se mélangent aux mécréants lors de leurs fêtes ?

Réponse : Se mélanger aux non musulmans lors de leurs fêtes est interdit pour ce que cela implique comme entraide dans le péché et la transgression alors qu’Allah تعالى dit :

« Et entraidez vous dans le bien et la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. » [sourate al Ma’ida, v.2]

Parce que si ces fêtes sont célébrées lors d’occasions religieuses, alors y participer implique l’acceptation de cette religion et l’agrément de la mécréance sur laquelle ils sont. Et si ces fêtes sont célébrées pour des occasions autres que religieuses, si ces occasions se seraient présentées chez les musulmans elles n’auraient pas été célébrées alors que dire si elles le sont chez les mécréants ?!

→ En raison de cela, les gens de science ont déclaré qu’il n’était pas permis aux musulmans de participer avec les non musulmans à leurs festivités, car cela implique l’acceptation et l’agrément de ce sur quoi ils sont comme religion caduque puis cela revient à s’entraider dans le péché et la transgression.

Et après cela, les savants ont divergé sur la situation suivante : est-il permis ou non au musulman d’accepter un cadeau de la part des non musulmans qui lui aurait été offert à l’occasion de la célébration de leurs fêtes ?

♦ Parmi les savants il y en a qui ont déclaré qu’il n’était pas permis d’accepter les cadeaux de leur part offerts à l’occasion de la célébration de leurs fêtes, car cet agissement a proprement parlé démontre l’agrément de ces célébrations. Parmi eux ceux qui ont dit qu’il n’y avait pas de mal à cela.

♦ En tout état de cause, s’il n’y a en cela aucune contre indication religieuse comme le fait que par cette acceptation, celui qui offre ce cadeau ait la conviction que tu agrées ce sur quoi il est. Si tel n’est pas le cas, alors il n’y a pas de mal à l’accepter mais sinon alors le fait de le refuser prime.

Et à cette occasion, il est bon de mentionner ce que déclara Ibn l Qayyim رحمه الله dans son ouvrage « Ahkaam ahl adh dhimma » vol.1/p.205 :

« Quant aux félicitations adressées lors des célébrations mécréantes alors ceci est interdit et fait l’objet d’un consensus, comme par exemple s’agissant du musulman qui les félicitent (ndt : les mécréants) lors de leurs fêtes ou de leur jeûne et leur dit : « bonne fête à toi » ou bien qu’il leur souhaite ses vœux à l’occasion de celle-ci ou tout autre acte ou parole similaire. Si tant est que celui qui prononce cela est épargné d’être jugé mécréant, nul doute que cet agissement fait partie des interdits et se place au même niveau que s’il avait félicité le mécréant pour s’être prosterné pour la croix. Et bon nombre de ceux qui n’accordent que peu d’importance à leur religion tombent dans ces travers ».

Sheikh Al ‘Uthaymin / Majmou’ fatawa wa rassa’il / v.3-p.32-33.
traduit par SalafIslam.fr

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