Le sort que les salafs réservaient aux qadarites – Sheikh Rabi’ Al Madkhali

Le sort que les salafs réservaient aux qadarites

(Secte qui renie la foi au destin et à la prédestination)

Sheikh Rabi’ Al Madkhali

 

L’Imam Abou Bakr, Muhammed ibn l Hussein Al Ajourri rapporte dans son ouvrage « Ach Chari’a » :

« Al Firyabi nous a informé en disant : ‘Abdoullah ibn ‘Abdiljabar Al Homssy nous a rapporté en disant : Muhammed ibn Houmeyr nous a rapporté d’après Muhammed ibn Mouhajir, d’après son frère ‘Amr ibn Mouhajir qui a dit :

« Il parvint aux oreilles de ‘Umar ibn ‘Abdilaziz que Ghaylan parlait au sujet du destin (ndt : il reniait la volonté d’Allah et affirmait que l’individu créait lui-même ses actes indépendamment de la volonté d’Allah), il le fit donc ramener et l’emprisonna quelques jours puis le fit entrer auprès de lui et dit : « Ô Ghaylan qu’est-ce qui m’est parvenu te concernant ? »

‘Amr ibn Mouhajir dit alors : Je fis signe à ‘Umar de ne rien dire et le laisser parler puis il (Ghaylan) dit : Oui Ô prince des croyants, certes Allah تعالى dit :

« S’est-il écoulé pour l’homme un laps de temps durant lequel il n’était même pas une chose mentionnable ? En effet, Nous avons créé l’homme d’une goutte de sperme mélangé [aux composantes diverses] pour le mettre à l’épreuve. [C’est pourquoi] Nous l’avons fait entendant et voyant. Nous l’avons guidé dans le chemin, qu’il soit donc reconnaissant ou ingrat » [sourate Al Insan, v.1 à 3]

‘Umar lui dit alors : N’as tu pas lu la fin de la sourate :

« Cependant, vous ne saurez vouloir, à moins qu’Allah veuille. Et Allah est Omniscient et Sage. Il fait entrer qui Il veut dans Sa miséricorde. Et quant aux injustes, Il leur a préparé un châtiment douloureux » [sourate Al Insan, v.30/31]

Puis il lui dit : « Alors qu’as tu à dire Ô Ghaylan ? »
Il répondit : « Je dis : j’étais aveugle et tu m’as fais voir, j’étais sourd et tu m’as fais entendre, j’étais égaré et tu m’as remis sur le droit chemin. »
‘Umar dit alors : « Ô Seigneur si ton serviteur Ghaylan est véridique qu’il en soit ainsi sinon fais qu’il soit crucifié ».
Il s’arrêta de parler au sujet du qadar […]
Puis lorsque ‘Umar mourut et que le Califat revint à Hichem, il se remit à polémiquer à propos du destin. Hichem l’envoya chercher et lui fit couper la main. Un homme passa devant lui alors que les mouches se posaient sur son moignon et lui dit : « Ô Ghaylan ceci revient au destin et la prédestination »
Il lui dit : « Tu mens, par Allah ceci n’a rien à voir avec le destin ou la prédestination. »
Alors Hichem l’envoya chercher et le fit crucifier. »

Sa chaîne de transmission est bonne.

Commentaire de Sheikh Rabi’ al Madkhali :

Quel était l’argument de Ghaylan dans le verset qu’il récita ?

Allah guida l’être humain, lui accorda l’ouïe et la vue et lui mit en évidence la voie menant vers le bien et celle menant vers le mal, de là l’homme choisit ou bien la mécréance ou bien la foi. Donc pour lui (Ghaylan), l’affaire n’était pas liée à la volonté d’Allah. Selon lui le serviteur crée ses propres actes choisit l’obéissance ou la désobéissance et tout cela n’est aucunement lié à la volonté d’Allah.
Alors ‘Umar ibn ‘Abdilaziz lui a prouvé avec la fin de la sourate Al Insan l’interdépendance qu’il existe entre la volonté du serviteur et la volonté d’Allah : « Cependant vous ne saurez vouloir à moins qu’Allah veuille ».

Donc le serviteur ne peut vouloir une chose ni l’accomplir que si telle est la volonté d’Allah.

Explication de Sheikh Rabi’ du livre Ach Chari’a de l’Imam Abou Bakr Al Ajourri / Adh Dhari’a ila bayani maqassid ach chari’a / vol.2 p.352.353
traduit par SalafIslam.fr

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