Au sujet de la sorcellerie – Sheikh Muhammed ibn Sa’id Raslan

Au sujet de la sorcellerie

Sheikh Muhammed ibn Sa’id Raslan

 

Sheikh Muhammed ibn ‘Abdilwahab رحمه الله cite dans son épître « Nawaqidh Al Islam », les annulatifs de l’islam :

Le septième annulatif : la sorcellerie et en fait partie « as sarf  » et « al ‘atf », celui qui le pratique ou bien celui qui agrée cela est mécréant.

Et la preuve est la parole d’Allah :

« et ils ne l’enseignent à personne sans leur dire au préalable, nous ne sommes qu’une tentation, ne tombe donc pas dans la mécréance ». [sourate Al Baqara, v. 102].

Commentaire de Sheikh Mohammed ibn Sa’id Raslan :

Quant à « as sarf », c’est un acte de sorcellerie par lequel on veut empêcher une personne d’accomplir le bien ou bien de l’éloigner de son épouse.

Pour ce qui est « d’al ‘atf », alors c’est un acte de sorcellerie par lequel on veut susciter l’amour et l’attraction d’un homme envers une femme ou vice versa, par le biais de la sorcellerie.

Allah سبحانه a dit :

« ils enseignent aux gens la magie ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Hârout et Mârout, à Babylone; mais ceux-ci n’enseignaient rien à personne, qu’ils n’aient dit d’abord: «Nous ne sommes rien qu’une tentation: ne sois pas mécréant » [sourate al baqara, v.102].

Et on rapporte par la voie de ‘Abdoullah ibn Mass’oud رضي الله عنه qui a dit :

« Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit :

« Certes les « rouqa » (exorcismes avec des formules incantatoires), les amulettes et les sorts pour engendrer l’amour sont des actes de polythéisme ».
[rapporté par Abou Daoud 3883, Ibn Maja 3530 ].

Ar rouqa dans ce hadith sont les types d’exorcismes interdits, qui contiennent des formules incantatoires en faveur des djinns ou qui contiennent des paroles incompréhensibles.

At tama’im, est le pluriel du mot tamima, c’est une amulette que les arabes accrochaient à leurs enfants pour les préserver du mauvais œil selon ce qu’ils prétendaient, la législation islamique les a proscrit.

Et la sorcellerie existe bel et bien, son influence touche selon une chose préalablement prédestinée et en rapport avec la volonté universelle comme en informe Allah تعالى :

« ils apprennent auprès d’eux ce qui sème la désunion entre l’homme et son épouse. Or ils ne sont capables de nuire à personne qu’avec la permission d’Allah ». [ sourate Al Baqara, v.102 ].

L’effet de la sorcellerie est affirmé, personne ne peut le nier sauf un individu orgueilleux ou bien quelqu’un qui mécroit en ce qui a été révélé à Muhammed صلى الله عليه وسلم.

Quant au sorcier, si sa sorcellerie fait partie de celles qui sont apprises auprès des diables, comme l’a cité le verset de la sourate al baqara, alors il est mécréant selon la parole d’Allah تعالى :

« Or ils ne sont capables de nuire à personne qu’avec la permission d’Allah. Et les gens apprennent ce qui leur nuit et ne leur est pas profitable. Et ils savent, très certainement, que celui qui acquiert [ce pouvoir] n’aura aucune part dans l’au-delà. Certes, quelle détestable marchandise pour laquelle ils ont vendu leurs âmes ! Si seulement ils savaient ! »

Apprendre la sorcellerie ou l’enseigner relève donc de la mécréance envers Allah عز وجل , et c’est l’une des catégories d’apostasie. Lorsque le sorcier est musulman puis qu’il pratique la sorcellerie, alors il apostasie de la religion islamique et la preuve est la parole d’Allah تعالى :

« et ils ne l’enseignent à personne sans leur dire au préalable  » nous ne sommes qu’une tentation ne deviens pas mécréant ».

Il y a dans la sorcellerie le fait d’employer et s’aider des diables, se lier à eux et se rapprocher d’eux en accomplissant ce qu’ils aiment. Rentre dedans aussi le fait de prétendre avoir connaissance de l’invisible, ainsi que la prétention d’être associé à Allah dans cette connaissance. Tout cela n’est que mécréance et égarement […]

Sheikh Muhammed ibn Sa’id Raslan / Sharh Nawaqidh Al Islam / p.95 à 97
traduit par SalafIslam.fr

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