Être invité lors d’une occasion où se déroule des choses blâmables – Sheikh Al ‘Uthaymin

Être invité lors d’une occasion

où se déroule des choses blâmables

Sheikh Al ‘Uthaymin

 

Question : Si je suis présent lors de festivités entre proches et qu’il s’y déroule de nombreuses choses blâmables, que ma présence fait suite à une invitation qu’on m’a fait et de crainte de les mettre en colère si j’avais refusé l’invitation. Dois-je réprouver ces choses blâmables ou bien dois-je quitter les lieux ?

Réponse : Quand un individu est invité lors d’une occasion où se déroule des choses blâmables,

S’il a la capacité de les réprouver et y mettre fin, alors il lui est obligatoire d’être présent pour deux raisons :

♦ Premièrement :

Pour répondre à l’invitation lorsque celle ci fait partie des invitations auxquelles il est obligatoire de répondre.

♦ Deuxièmement :

Pour réprouver et mettre fin aux choses mauvaises qui s’y déroulent.

S’il n’a pas cette capacité, alors il ne répond pas à l’invitation et ceci car lorsque la personne participe à un rassemblement dans lequel s’y trouve des choses blâmables, alors il est associé à eux dans le péché, et ce même s’il n’y participe pas de façon directe, selon la parole d’Allah تعالى :

« Dans le Livre, Il vous a déjà révélé ceci: lorsque vous entendez qu’on renie les versets (le Coran) d’Allah et qu’on s’en raille, ne vous asseyez point avec ceux-là jusqu’à ce qu’ils entreprennent une autre conversation. Sinon, vous serez comme eux. » [Sourate An Nissa, v.140].

⇒ Quant à la parole de certains : « Il y participe et il réprouve le blâmable par son cœur ».
Alors ceci est faux, parce que s’il était véridique dans sa réprobation par le cœur, il ne serait pas resté, il serait parti.

⇒ S’il est présent lors d’un repas de noce, en ayant la conviction qu’il ne s’y trouvera rien de mal puis qu’il constate qu’il s’y déroule des choses blâmables, alors il lui incombe de les réprouver ouvertement, si de là il arrive à faire en sorte qu’elles cessent alors tant mieux.
Si ce n’est pas le cas, il lui incombe de quitter l’endroit.

Sheikh Al ‘Uthaymin / Fatawa nour ‘ala d darb / v.12-p.237.238 / N° fatwa 6418.
traduit par SalafIslam.fr