N’est pas excusé celui qui se détourne de l’apprentissage des fondamentaux de l’islam alors qu’il a la capacité d’apprendre ou de revenir aux savants – Sheikh Ibn Baz

N’est pas excusé celui qui se détourne de l’apprentissage des fondamentaux de l’islam alors qu’il a la capacité d’apprendre ou de revenir aux savants
Sheikh Ibn Baz

 


Question : 


Allah تعالى dit :


Il n’appartient pas au prophète ni aux croyants d’implorer le pardon en faveur des associateurs furent-ils leurs proches parents après qu’il leur soit clairement apparu qu’ils font partie des gens de la fournaise.

Sourate At Tawba, v.113.

Le sens apparent du verset cité stipule l’interdiction d’implorer le pardon en faveur des associateurs même s’ils font partie des proches. La plupart d’entre nous sommes des bédouins vivant à la campagne ayant des parents et proches qui avaient pour habitude d’égorger auprès des tombes pour enrayer un mal, ou pour la guérison des malades, et sont morts sur ces pratiques.

Personne ne leur est venu pour leur apprendre ce qu’est le Tawhid et le sens de « La Ilaha Illa Allah ». D’aucun ne leur est venu pour leur enseigner que les vœux et l’invocation sont des actes d’adoration qu’il ne convient de vouer qu’à Allah seul.

Est-il permis de suivre leur convoi funèbre et de prier sur eux, d’invoquer et implorer le pardon en leur faveur, d’accomplir le Hajj pour eux et de donner des aumônes en leur faveur ? 


Réponse : 
Celui qui meurt dans l’état qui a été décrit, il n’est ni permis de suivre son convoi funéraire, ni de prier sur lui, ni d’invoquer ou implorer le pardon en sa faveur, ni d’accomplir le Hajj en compensation pour lui ou encore de donner des aumônes en sa faveur.

Car ses actes précédents sont des actes de polythéisme et Allah تعالى a dit dans le verset cité ci-dessus :

Il n’appartient pas au prophète ni aux croyants d’implorer le pardon en faveur des associateurs furent-ils leurs proches parents…

Et également en raison de ce qui fut rapporté authentiquement du prophète ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ qui a dit :

J’ai demandé la permission à mon Seigneur d’implorer le pardon en faveur de ma mère, il ne me l’a point autorisé, et je lui ai demandé la permission de visiter sa tombe, il me l’a permis.


Et (ceux-là) ne sont pas excusés par le fait que l’on dise à leur sujet :

“Personne ne leur est venu pour leur exposer que ces actes sus mentionnés qu’ils ont commis relèvent du polythéisme”, car les preuves à ce sujet dans le Qur’an sont claires, et les gens de science présents parmi eux, ils étaient en capacité de les interroger au sujet du polythéisme dans lequel ils étaient cependant, ils se sont détournés et étaient satisfaits de ce sur quoi ils étaient.


Ndt : Ici le Sheikh رحمه الله n’a pas excusé ces gens par l’excuse de l’ignorance, considérant que ces derniers vivaient dans un endroit où ils étaient en mesure d’avoir accès à la science et aux savants s’ils l’avaient vraiment voulu mais qu’au lieu de cela, ils se sont complus dans leur ignorance et leur détournement de l’apprentissage des fondamentaux de la religion.

Sheikh ibn Baz / ‘Aqidatou l Mouwahidin / p.462.
traduit par SalafIslam.fr


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