Le prétendant est décédé avant que le mariage ne soit contracté – Sheikh ‘Abdel ‘Aziz Ibn Baz

Le prétendant est décédé avant que le mariage ne
soit contracté

Sheikh ‘Abdel ‘Aziz Ibn Baz

 

 

Question : Un homme a demandé une femme en mariage. Ses proches ont accepté et se sont mis d’accord sur la dote sans pour autant qu’il ne l’ait versé puis le prétendant est décédé. Quel est le jugement à ce sujet ? Et est-ce que la femme en question doit hériter de lui et observer un deuil ?

 

Réponse :
Si la situation est telle que décrite dans l’énoncé de la question, et que le mariage n’a pas été contracté par la demande du tuteur et l’acceptation du prétendant en plus des conditions réunies prises en considération, ainsi que les empêchements levés, alors la femme concernée ici ne peut hériter de lui. Elle n’a pas non plus à observer de période de viduité ou de deuil, car elle n’est pas considérée comme l’épouse mais reste une étrangère pour ce prétendant en raison du fait que le contrat légal de mariage n’a pas été entériné (conclu).
La seule chose qu’il y ait eu est une demande en mariage ainsi qu’un accord mutuel au sujet de la dote avec ses proches uniquement.

Et ce seul évènement ne peut être considéré à lui seul comme un mariage légiféré, et il n’y a sur cette question pas de divergence entre les gens de science رحمهم الله.

 

Et s’il s’avère que la famille de la prétendante ait reçu un quelconque bien de ce prétendant, alors ils doivent le restituer à ses héritiers.

 

Sheikh ‘Abdel ‘Aziz Ibn Baz / Fatawa Islamiya / V.3 p. 160.
traduit par SalafIslam.fr


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