Al-Hijâmah pendant le jeûne – Al Hâfidh Ibn Hajar Al Asqalânî

Al-Hijâmah pendant le jeûne

Al Hâfidh Ibn Hajar Al Asqalânî

 

 

554/ Ibn ‘Abbâs ﺭﺿﻲ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻨﻪ rapporte :

Le Prophète s’est fait pratiquer Al-Hijamah en état de sacralisation, mais aussi alors qu’il jeûnait. 
Sahîh/ Al-Bukhârî – 1938.

555/ Shaddâd Ibn Aws ﺭﺿﻲ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻨﻪ rapporte que le Prophète passa près d’un homme [au cimetière] de Al-Baqî’, alors que celui-ci subissait une Hijâmah pendant le mois de Ramadan, et il dit :

Celui qui subit et celui qui pratique Al-Hijâmah ont rompu le jeûne.
Sahîh/
Al Irwâ – 931.

556/ Anas Ibn Mâlik ﺭﺿﻲ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻨﻪ rapporte :La première fois que Al-Hijâmah fut réprouvée pour le jeûneur, fut lorsque Ja’far Ibn Abî Tâlib se faisait pratiquer la Hijâmah alors qu’il jeûnait. Le Prophète passa près de lui et dit : “Ces deux-là ont rompu le jeûne.” Par la suite, le Prophète ﷺ a permis Al-Hijâmah pour le jeûneur, et Anas se faisait pratiquer Al-Hjâmah alors qu’il jeûnait.
Munkar/ Ad-Dâraqutnî – 2/182. 

Enseignements du hadith

1- La permission de Al-Hijâmah pour celui qui se trouve en état de sacralisation pour le pèlerinage ou la ‘Umrah, de même que pour celui qui accomplit un jeûne obligatoire ou surérogatoire.

2- La réprobation de Al-Hijâmah pour le jeûneur, car en premier lieu elle invalidait le jeûne, avant d’être permise par la suite.

3- La sagesse en cela est que Al-Hijamâh retire du sang du corps du jeûneur, causant ainsi fatigue et faiblesse qui viennent s’ajouter à la faiblesse causée par le jeûne. Ainsi, la miséricorde d’Allah envers Ses serviteurs impliquait que Al-Hîjamah invalide le jeûne, afin que plusieurs cause de faiblesse ne s’auditionnent au même moment.

4- La raison pour laquelle Al-Hijâmah invalidait le jeûne de celui qui la pratique est qu’il aspirait le sang à travers la ventouse, ainsi du sang parvenait à sa gorge et il lui faisait rompre le jeûne.

5- Il en est de même pour la saignée pratiquée sur une veine, la prise de sang importante, car tout cela fait sortir du sang du corps, et provoquera chez le jeûneur fatigue et faiblesse qui l’amèneront à rompre son jeûne.

6- L’écoulement d’une petite quantité de sang causé par l’extraction d’une dent, une prise de sang pour analyse, ou blessure, ou autre ne rompt pas le jeûne.

 

Extrait tiré du livre :

BOULOUGH AL MARÂM (Tome 2)
Écrit Par Al Hâfidh Ibn Hajar Al Asqalânî

Pages 75/76 – Éditions Tawbah

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Note 4,9/5 ⭐⭐⭐⭐⭐ (selon 13 avis)


Retranscription autorisée par les éditions TAWBAH.

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