La condition indispensable à la guérison – Ibn Al-Qayyim

La condition indispensable à la guérison

Ibn Al-Qayyim

 

 

Il y a ici un point qu’il faut exposer et qui est que la condition pour le remède soit bénéfique est que le malade doit l’accepter, croire à son utilité, et ainsi la nature de l’acceptera et s’en aidera pour repousser la maladie. Ceci au point que beaucoup de traitements se suffisent de la croyance, du bon consentement, et de l’acceptation totale. Les gens ont vu en cela des choses étonnantes, car la nature l’accepte avec force, l’âme s’en réjouit, donc les forces se ravivent, le pouvoir de la nature se renforce, la chaleur interne rejaillit, et cela aide à repousser ce qui est nuisible.

Au contraire, de nombreux remèdes sont utiles contre des maladies, mais leur effet est annihilé par le manque de croyance du malade en eux, et du fait que la nature ne les accepte pas, ainsi ils n’ont aucun effet.

Considère cela par rapport au plus grand des remèdes, et le plus utile au cœur et au corps, à l’existence et la résurrection, à la vie d’ici-bas et de l’au-delà, qui est le Coran qui est une guérison de toute maladie.

Regarde comment il est inutile aux cœurs qui ne croient pas qu’il contient guérison et une utilité, et plus encore comment il augment leur maladie. Les malades du cœur non pas de remède plus efficace que le Coran qui constitue une guérison parfaite et totale, ne laisse aucune maladie sans la guérir, préservant totalement sa santé, et la protégeant parfaitement contre tout ce qui lui est nuisible. Cependant l’éloignement de beaucoup de cœurs vis-à-vis du Coran, l’absence de croyance ferme qu’il soit une guérison, l’absence de mise en pratique, et leur détournement vers des remèdes composés par leurs semblables a fait obstacle entre eux et la guérison à travers lui.

Les habitudes se sont imposées, le détournement s’est accentué, et les maux et maladies chroniques ont dominé les cœurs. Les gens et les médecins ont été éduqués à soigner leurs semblables par ce que leurs enseignants et ceux qu’ils tiennent en haute estime leur ont établi. Ainsi, le malheur a pris de l’ampleur, la maladie s’est installée, sont apparues des maux et maladies qu’ils ont été incapables de soigner, et chaque fois qu’ils tentaient de les soigner avec ces nouveaux remèdes, ils empiraient et se renforçaient, ils sont comme le dit [le poète] :

Il est étonnant, et les choses étonnantes sont légion 
De voir la proximité de la guérison mais de ne pouvoir y parvenir
Tels des chameaux le désert, mourant de soif
Alors qu’ils portent de l’eau sur leurs dos.

 

Extrait tiré du livre :

L’authentique de
LA MÉDECINE PROPHÉTIQUE

Écrit Par Ibn Al-Qayyim

Pages 86/87 – Éditions Tawbah

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Note 4,8/5 ⭐⭐⭐⭐⭐ (selon 28 avis)


Retranscription autorisée par les Éditions Tawbah.

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