La consommation d’onagre, de cheval, grenouille et l’utilisation de graisse de porc – Al Hâfidh Ibn Hajar Al-Asqalânî

La consommation
d’onagre, de cheval, grenouille
et l’utilisation de graisse de porc

Al Hâfidh Ibn Hajar Al-Asqalânî

 

 

1155/ Abû Qatâdah ﺭﺿﻲ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻨﻪ, dans le récit relatif à l’onagre, rapporte : 

Le Prophète ﷺ en mangea.
Sahîh/ Al-Bukhârî – 5490 et Muslim – 1196.

1156/ Asmâ- Bint Abî Bakr رَضِيَ اَللَّهُ عَنْهَا rapporte :

A l’époque du Messager d’Allah , nous avons saigné un cheval et l’avons mangé. 
Sahîh/ Al-Bukhârî – 5510 et Muslim – 1942.

Enseignements des hadiths 

1- L’âne sauvage se nomme onagre, il vit longtemps et il est un gibier.
Al-Buhûtî a dit : Celui qui tue un onagre [en état de sacralisation] doit sacrifier une vache en expiation, ainsi que l’a jugé ‘Umar ﺭﺿﻲ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻨﻪ.
‘Urwah et Mujâhid ont dit : Ceci car elle en est proche.

2- La permission de consommer de l’onagre qui est un gibier, ceci à l’unanimité des savants.

3- La permission de consommer du cheval, en raison de l’approbation du Prophète ﷺ.

4- La saignée (An-Nahr) concerne spécifiquement le chameau, alors que tout autre animal doit être égorgé (Ad-Dhabh). La majorité des savants a permis de saigner tous les animaux et oiseaux qui doivent être égorgés, et inversement, mais il est meilleur que le chameau soit saigné, et tout autre animal égorgé.
[La saignée (An-Nahr) consiste à frapper à l’aide d’une lance dans le creux à la base du cou de l’animal, dans l’espace entre les deux épaules, alors que l’égorgement (Ad-Dhabh) se pratique au niveau de la gorge. Dans les deux cas, il faut couper les veines jugulaires, car c’est ainsi qu’on fait jaillir le sang].
Sharh Bulûgh Al-Marâm, Livre des aliments, cassette n°2.

1158/ ‘Abd Ar-Rahmân Ibn ‘Uthman Al-Qurashî ﺭﺿﻲ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻨﻪ rapporte : 

Un médecin interrogea le Messager d’Allah à propos de la grenouille qu’il incorporait dans un remède, et le Prophète ﷺ interdit de la tuer. 
Sahîh/ Abû Dâwud – 3871.

Enseignements du hadith 

1- L’interdiction de tuer la grenouille, et l’interdiction implique le caractère illicite de l’acte.

2- L’interdiction de la tuer indique l’interdiction d’en consommer, car s’il était permis d’en consommer, il n’aurait pas interdit de la tuer, et les savants sont unanimes sur ce point.

3- Certains animaux peuvent être utiles en médecine, mais s’ils sont illicites, il n’est pas permis de les consommer pour se soigner. Mais s’il est établi que cela est efficace en onguent, comme la graisse de porc par exemple, il permis de les utiliser, c’est-à-dire s’il est médicalement établi que la graisse de porc peut-être utile. Cela n’est pas contraire à la parole du Prophète ﷺ : “Allah n’a pas mis la guérison de ma Communauté en ce qu’Il lui a interdit.”, car ce qui est interdit est la consommation, et là il ne s’agit pas d’en consommer mais de l’appliquer en onguent. Et si quelqu’un s’applique cette chose impure, et qu’arrive le temps d’accomplissement de la prière, il doit l’enlever et purifier l’endroit où il se l’est appliquée, en raison de l’obligation de purifier le corps de toute impureté, de même que les vêtements [pour l’accomplissement de la prière].
Sharh Bulûgh Al-Marâm, Livre des aliments, cassette n°2.

 

Extrait tiré du livre :

BOULOUGH AL MARÂM (Tome 3)
Écrit Par Al Hâfidh Ibn Hajar Al Asqalânî

Pages 203/205 – Éditions Tawbah

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Note 4,9/5 ⭐⭐⭐⭐⭐ (selon 13 avis)


Retranscription autorisée par les éditions TAWBAH.

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