Dix choses dont on ne tire aucun profit – Ibn Al-Qayyim

Dix choses dont on ne tire aucun profit

Ibn Al-Qayyim

 

 

Dix choses, desquelles on ne tire aucun profit, sont inutiles : 

Une science que l’on ne met pas en pratique
Une œuvre dénuée de toute sincérité et non conforme à la Sunna
Des biens que l’on ne dépense pas, dont le propriétaire ne jouit même pas dans ce bas monde et qu’il n’investit pas non plus pour l’au-delà
Un cœur vide de l’amour d’Allah, de l’ardent désir de Le rencontrer et de jouir de Sa compagnie
Un corps incapable d’obéir à Allah سبحانه و تعالى et de Le servir
Un amour qui ne se soucie pas de plaire à l’Être aimé ou d’obéir à Ses ordres
Du temps que l’on utilise pas dans l’expiation des fautes passées, ou dont on ne profite pas pour accomplir un acte de bien qui rapproche d’Allah سبحانه و تعالى
Des pensées qui portent sur des sujets vain
Se mettre au service d’une créature dont le service ne rapproche pas d’Allah et n’apporte aucun intérêt matériel
Éprouver crainte et espérance envers une créature, alors que tu sais que son âme est entre les mains d’Allah سبحانه و تعالى, qu’elle est prisonnière de Sa Poigne, et qu’elle ne possède la faculté de faire ni le mal ni le bien pour elle-même, et qu’elle n’est maîtresse ni de sa mort, ni de sa vie, ni de sa propre resurrection.

» Corrompre son cœur et gaspiller son temps sont les pires formes de dilapidation. Elles en sont aussi le fondement. La corruption du cœur vient de la préférence que l’on accorde à ce bas monde par rapport à l’au-delà. Le gaspillage du temps quant à lui est dû à la conviction que l’on vivra longtemps. Tout mal se résume donc au fait de suivre ses passions et au fait de croire que la vie sera longue. Et tout le bien se résume donc à suivre le droit chemin et à se préparer pour la rencontre d’Allah سبحانه و تعالى. Et c’est d’Allah que nous implorons l’aide.

» Il est étonnant de voir que lorsque l’homme éprouve quelque besoin matériel, il dirige tous ses espoirs et oriente toutes ses demandes à ce sujet vers Allah سبحانه و تعالى. Alors que dans le même temps, il omet de demander à Allah d’accorder la vie à son cœur en le sauvant de la mort que causent l’ignorance et le détournement, et en le guérissant de la maladie des désirs et des ambiguïtés. Hélas, lorsque son cœur périt, l’homme n’éprouve plus de répulsion à désobéir à Allah.

 

Extrait tiré du livre :

Les Méditations

Écrit Par Ibn Al-Qayyim

Page 174 – Éditions Tawbah

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Note 5/5 ⭐⭐⭐⭐⭐ (selon 11 avis)


Retranscription autorisée par l’édition Tawbah.

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