L’incitation à se passer des gens – Al Hâfidh Ibn Hajar Al Asqalânî

L’incitation à se passer des gens

Al Hâfidh Ibn Hajar Al Asqalânî

 

 

531/ Az-Zubayr Ibn Al-‘Awwâm ﺭﺿﻲ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻨﻪ rapporte que le Prophètea dit :

Que l’un de vous prenne une corde et aille ramasser des fagot de bois, pour le vendre, et pourvoir ainsi à ses besoins, est meilleur pour lui que de mendier auprès des gens, qu’ils lui donnent ou non.
Sahîh/ Al-Bukhârî – 1471.

532/ Samurah Ibn Jundub ﺭﺿﻲ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻨﻪ  rapporte que le Messager d’Allah a dit :

La mendicité est une lacération que l’homme se cause au visage, sauf si on sollicite un gouverneur ou s’il s’agit d’une chose indispensable.
Sahîh/ At-Tirmidhî – 681.  

Enseignements des hadith 

1- L’interdiction de quémander si on a la capacité de gagner sa vie.

2- Sa parole “est meilleur pour lui” n’indique pas ici qu’une chose soit meilleure encore que la première car il n’y a aucun bien à mendier auprès des gens alors qu’on a la capacité de gagner sa vie. Cela concerne plutôt la croyance du quémandeur, ou le fait que ce qu’on lui donne est considéré comme un bien.

3- Toute manière de gagner licitement sa vie est meilleure que de quémander, chacun selon ses capacités et aptitudes.

4- L’incitation au travail et à la suffisance, afin que le musulman capable ne soit pas un poids pour la société, un membre inactif et inutile, et ce en fonction  de ce qu’Allah lui a accordé comme force et facultés.

5- L’incitation à se passer de toute demande adressée aux gens, même en se rabaissant pour gagner sa vie et en rencontrant des difficultés en cela.

6- Ce qu’on peut demander aux parents, à l’enfant, ou les époux l’un à l’autre n’entre pas dans ce cadre, car il n’y a pas de rappel de bienfait, et Allah سبحانه و تعالى dit :

Il n’y a pas de mal à ce que vous mangiez ensemble dans vos demeures.
Sourate An-Nûr, v.61.

7- Exception est faite de la demande adressée au gouverneur qui est permise et ne comporte aucun péché et aucun rabaissement, car il est le garant pour les musulmans du Trésor Public, et tout musulman a un droit sur le Trésor Public. Ainsi, celui qui demande au gouverneur, demande d’une certaine manière son droit dont le gouverneur est garant.

 

Extrait tiré du livre :

BOULOUGH AL MARÂM (Tome 2)
Écrit Par Al Hâfidh Ibn Hajar Al Asqalânî

Pages 46/47 – Éditions Tawbah

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Note 4,9/5 ⭐⭐⭐⭐⭐ (selon 13 avis)


Retranscription autorisée par les éditions TAWBAH.

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