La meilleur porte de l’invocation – Ibn Al-Jawzî


La meilleur porte de l’invocation

Ibn Al-Jawzî

 

 

Il m’est arrivé une chose qui demandait à ce que j’implore et invoque Allah سبحانه و تعالى, j’ai donc invoqué et demandé ; un homme de bien s’est joint à moi, et j’ai constaté une forme d’exaucement.

Mon âme me dit : « Cela est dû à l’invocation de ce serviteur et non la tienne. »

Je lui répondis :

Quant à moi, je connais de ma personne des péchés et des manquements qui pourraient entraîner un refus d’exaucement, mais il est possible que ce soit moi qui ai été exaucé, car cet homme pieux qui a invoqué avec moi est exempt de ce que je trouve en moi.
J’ai en moi l’accablement de mon manquement, alors qu’il a en lui la joie de la relation [avec Allah], et il se peut que reconnaître son manquement soit plus utile dans le besoin.

Lui et moi demandons grâce, mais non en raison de nos œuvres, si bien que si je me présente accabler, en reconnaissant mes péchés et que je dis : « Donne-moi, de grâce » je n’ai aucune bonne action à rappeler dans ma demande, alors que l’autre peut avoir à l’esprit sa bonne action et que cela bloque son invocation.

Ne m’accable donc pas, ô mon âme, car me suffit l’accablement de ce que je connais de moi. Je possède une science qui implique bienséance et aveu de mes manquements, mon grand besoin de ce que j’ai demandé, et ma certitude en la grâce de Celui que j’invoque ; ce que je ne possède pas ce serviteur dont Allah a béni l’adoration, mais l’aveu de mon manquement convenait peut-être plus.

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Extrait tiré du livre :

Les Pensées Précieuses

Écrit Par Ibn Al-Jawzî

Page 110 – Édition Tawbah

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Note 4,8/5 ⭐⭐⭐⭐⭐ (selon 14 avis)

 

Retranscription autorisée par l’édition Tawbah.

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