Les meilleurs et les pires des hommes – Ibn Al-Jawzî

Les meilleurs et les pires des hommes

Ibn Al-Jawzî

 

 

J’ai médité sur la condition des meilleurs et des pires des hommes, et j’ai constaté que la cause de la rectitude des meilleurs était l’observation, et qu’à l’inverse la cause de la corruption des pires des hommes était l’insouciance.

Ceci car l’homme raisonnable observe et sait que l’existence du Créateur est nécessaire et qu’il faut Lui obéir ;

Il médite sur les miracles du Messager d’Allah ﷺ et se soumet à la Législation.
Puis il réfléchit sur ce qu’il peut le rapprocher de Lui.
 Lorsque la révision de ce qu’il sait lui est pénible, il médite sur les résultats et cela lui semble plus facile, et s’il lui est difficile de se lever la nuit, il en est de même.
Lorsqu’il voit une chose désirable, il médite sur les conséquences et sait que le plaisir est éphémère, alors que le déshonneur demeure et le péché demeure, ainsi il lui est facile de la délaisser.
S’il veut se venger de celui qui lui nuit, il se remémore la rétribution de la patience et les regrets de celui qui se met en colère pour ce qu’il a fait sous le coup de la colère.
Il ne cesse de méditer sur la vitesse à laquelle passe l’existence, et ainsi la consacre au fait de parvenir aux plus grandes vertus, et ainsi il atteint ses espérances.

Quant à l’insouciant, il ne voit que ce qui est devant lui. Certains ne médite pas sur l’existence du Créateur, et ainsi ils renient, délaissent l’observation, et renient les Messagers et ce qu’ils ont apporté. Ils ne considèrent que ce bas monde, sans réfléchir sur son commencement et son terme, ainsi ils ne connaissent de la cuisine que le plat final, mais s’ils avaient médité sur la manière dont il a été créé et pourquoi il préserve son corps, ils auraient vu la réalité des choses ! Il en est de même pour tout désir qui se présente à eux : ils n’en considèrent pas les conséquences, mais uniquement les plaisirs de l’instant.

Combien cela leur a-t-il porté préjudice, par l’application d’une peine légale et l’amputation d’une main !

Ainsi, le plaisir éphémère fait disparaître ce qui est méritoire et fait tomber en ce qui est vil.

La cause en est l’absence de réflexion sur les conséquences, ce qui est l’activité de la raison, alors que ce qui est blâmé est l’activité des passions.

Nous demandons à Allah سبحانه و تعالى une lucidité qui nous fasse voir les conséquences et nous dévoilent les vertus et les vices, Il est certes Celui qui en est capable.

 

Extrait tiré du livre :

Les Pensées Précieuses

Écrit Par Ibn Al-Jawzî

Pages 241/242 – Édition Tawbah

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Note 4,8/5 ⭐⭐⭐⭐⭐ (selon 14 avis)

 

Retranscription autorisée par l’édition Tawbah.

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