Se rendre chez l’épouse dont ce n’est pas le jour – Al Hâfidh Ibn Hajar Al-Asqalânî

Se rendre chez l’épouse dont ce n’est pas le jour

Al Hâfidh Ibn Hajar Al-Asqalânî

 

 

921/ ‘Urwah رَضِيَ اَللَّهُ عَنْهَا rapporte que ‘Â-ishah رَضِيَ اَللَّهُ عَنْهَا a dit : 

Ô fils de ma sœur ! Le Messager d’Allah ﷺ ne privilégiait aucune de nous en ce qui concerne le partage du temps qu’il passait auprès de nous. Rares sont les jours où il ne rendait pas visite à nous toutes, il batifolait avec chaque femme, sans avoir de rapport charnel, jusqu’à parvenir chez celle dont c’était le jour, il passait alors la nuit chez elle. 
Sahîh/ Abû Dâwud – 2135.

Enseignements du hadith

1- Le Prophète ﷺ rendait visite chaque jour à toutes ses épouses et batifolait avec elles, sans rapport charnel, mais uniquement par bon comportment, surtout que s’il ne leur rendait pas visite chaque jour, le temps leur aurait paru long, en raison de leur nombre.

2- Il passait la nuit chez celle dont c’était le jour, et il rendait visite à ses épouses après la prière du ‘Asr.

3- La permission d’entrer chez l’épouse dont ce n’est pas le jour ni la nuit.
Shaykh ‘Abd Ar-Rahmân As-Sa’dî a dit : Quant à l’interdiction de rentrer chez l’épouse dont ce n’est pas la nuit, sauf en cas de nécessité ou de besoin dans la journée, ce qui est correct est que cela dépend des usages et coutumes, car, le fait de se fonder sur l’usage est un grand principe en de nombreuses questions, surtout sur les questions où on ne trouve pas de Textes, dont celle-ci.

4- Plus le mari est proche de son épouse, plus l’affection et  l’union grandissent entre eux, et plus il est distant, plus la rudesse peut survenir entre eux.

5- Le partage se fait en fonction des nuits, car elle dit : …jusqu’à parvenir chez celle dont c’était le jour, il passait alors la nuit chez elle. Les savants ont dit qu’une exception était faite pour celui dont l’activité se fait de nuit, et pour qui le partage se fera en fonctions des journées.
Sharh Bûlûgh Al-Marâm, Livre du mariage, cassette n°19.

6- L’obligation, même pour le malade, de partager équitablement son temps entre ses épouses, sauf si elles lui permettent de rester chez l’une d’elles.
Tas-hîl Al-Ilmâm – 4/422.

 

Extrait tiré du livre :

BOULOUGH AL MARÂM (Tome 2)
Écrit Par Al Hâfidh Ibn Hajar Al Asqalânî

Page 517 – Éditions Tawbah

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Note 4,9/5 ⭐⭐⭐⭐⭐ (selon 13 avis)


Retranscription autorisée par les éditions TAWBAH.

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