Le traitement de la sorcellerie – Ibn Al-Qayyim

Le traitement de la sorcellerie

Ibn Al-Qayyim

 

 

Al-Qâdî ‘Iyad a dit : La sorcellerie est une maladie parmi d’autres, un mal qui peut frapper le Prophète ﷺ comme toutes les maladies, et cela n’atteint en rien sa prophétie. Quant au fait qu’il se soit imaginé avoir fait une chose alors qu’il n’en était rien, cela ne joue en rien sur sa véracité, en raison de l’existence de preuves et de l’humanité sur son infaillibilité. Cela n’a concerné qu’une chose de sa vie d’ici-bas, qui n’est pas ce pour quoi il a été envoyé, ni ce pour quoi il a été préféré ; et il est en cette vie, sujet aux fléaux comme tous les êtres humains. Il est donc pas étrange qu’il imagine ses choses irréelles à ce sujet, puis que cela lui apparaisse tel que cela est en réalité.

L’essentiel est de mentionner la manière dont il traitait cette maladie, et on rapporte deux manières :

La première, qui est la plus commune consiste à trouver le sort et l’annuler. On rapporte authentiquement qu’il demanda cela à son Seigneur, qu’Il le lui indiqua, et qu’on sortit le sort d’un puits. Il s’agissait d’un peigne sur lequel figuraient quelques poils, placés dans l’enveloppe d’une spathe* mâle de palmier. Lorsqu’ils le sortirent,ce qu’il éprouvait avait disparut comme s’il se défaisait de liens. C’est la meilleure manière de soigner le malade, et cela est semblable au fait de faire disparaître la matière mauvaise et de l’extraire du corps par purgation.
*Feuille qui enveloppe une fleur chez certaines espèces comme le palmier.

La deuxième consiste à procéder à une extraction au lieu où nuit le sort, car il a un effet sur la nature et l’agitation des mélanges, et trouble des humeurs. Si son effet apparaît sur un membre, et qu’il est possible d’extraire la matière mauvaise de ce membre, cela est très utile.

Abû ‘Ubayd a mentionné dans Gharîb Al-Hadîth en attribuant cela à ‘Abd Ar-Rahmân Ibn Abî Laylâ :

Le Prophètea pratiqué Al-Hijâmah sur sa tête avec une corne lorsqu’il fut ensorcelé.
Al-Arnâ’ût mentionne que cela n’est pas authentique.

Cela pose problème à celui qui a peu de science et se dit : Quel rapport a Al-Hijamah avec la sorcellerie ? Quel est le lien entre cette maladie et ce remède ? Et s’il avait vu Hippocrate, Avicenne ou autre indiquer ce remède, il l’aurait reçu avec acceptation et soumission, et aurait dit : Cela a été indiqué par celui dont les connaissances et mérites sont indéniables.

Sache que la matière ensorcelée qui a atteint le Prophète ﷺ  est parvenue à sa tête, à l’une des facultés qui s’y siègent, si bien qu’il s’imaginait accomplir des choses qu’il ne faisait pas réellement. C’est là un agissement du sorcier sur la nature et la matière sanguine qui domine le lobe frontal, et modifie son humeur naturelle.

La sorcellerie est composée d’effets des âmes mauvaises, et de l’influence qu’en subissent les forces naturelles, et c’est là la pire des sorcelleries, surtout à l’endroit où est parvenu le sort.

La pratique de Al-Hijâmah à cet endroit dont les fonctions ont été altérées par la sorcellerie, compte parmi les meilleurs traitements, si cela est pratiqué comme il se doit.

Hippocrate a dit : Ce qui doit être extrait doit l’être des endroits vers lesquels cela penche le plus, en utilisant ce qui convient à son extraction.

 

Extrait tiré du livre :

L’authentique de
LA MÉDECINE PROPHÉTIQUE

Écrit Par Ibn Al-Qayyim

Pages 103/104 – Éditions Tawbah

Commander le livre icon-cart

Note 4,8/5 ⭐⭐⭐⭐⭐ (selon 28 avis)


Retranscription autorisée par les Éditions Tawbah.

Partenaire: